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dimanche 20 février 2011

10 bonnes raisons d'employer des méthodes désespérées pour vendre un album.


Dans le grand monde vicieux de la musique, il faut bien souvent admettre que le talent ne suffit pas. Nombreux sont ceux qui, pleins d'illusions, ont cru pouvoir venir à bout du public à coups de textes bien étudiés et de mélodies accrocheuses. Que nenni. Ce dernier, comme à l'époque de Jules César (oui, vous voyez, le truc avec le pouce levé, quoi) est foncièrement injuste et n'en fait qu'à sa tête. Et là, le grand méchant flop pointe le bout de son nez, sans prévenir, et vous saute à la gorge. Que donc faire en cas d'urgence, en cas de classement à la 112e place ou de #1 airplay uniquement en Birmanie? Nous avons la solution: 10 méthodes pour tenter de rallier le public à votre cause. Attention, rien ne garantit l'efficacité à 100% de ces nos propositions. Peut-être même le contraire ...

#1 - Se déshabiller. Ah! La bonne vieille méthode de l'effeuillage - aussi vieille que le monde - n'a pas pris une ride. Un album qui contre-performe, hop! Il suffit de savoir donner de soi et voilà que les courbes (de ventes) augmentent, c'est facile. Demandez à Adam Levine, par exemple. On sait, on sait, c'est pour la charité. Mais vous n'irez pas nous faire croire que l'on fait cette tête-là quand on se fait vérifier les testicules par un médecin, tout de même. Avant lui, beaucoup s'y sont essayé (avec plus ou moins de succès). On n'élaborera pas, si vous êtes curieux, le mot clé "naked" + le nom de votre artiste fonctionne très bien sur Google Images.

#2 - Inonder les réseaux sociaux.
Vous le savez, dans notre monde moderne, il n'est plus question d'artistes inaccessibles, retranchés derrière les murets de grandes villas californiennes, desquels on fantasmerait la vie. Non, l'artiste 2011 est sur Facebook, sur Twitter, sur MySpace (même si c'est dépassé) et sur YouTube, livre sans cesse réflexions et leçons de vie à ses fans, communique avec d'autres stars, fait des blagues potiches, se prend en photo au réveil. Se faire connaitre sur les réseaux sociaux, c'est exister dans la pop culture. Et exister dans la pop culture, c'est vendre (enfin pas tout le temps).

#3 -Faire dans la payola.
Alors non, une payola n'est ni un plat italien ("Enzo! Fais chauffer une payola aux anchois pour la 5 !"), ni une petite cabane en bois / brasserie cheap pour vacanciers méditerranéens (ça c'était les paillottes, qui ont pour la plupart brûlé, d'ailleurs, merci bien). La payola, c'est le fait de payer les radios pour qu'elles diffusent votre titre à foison. La payola est bien sûr interdite, mais en même temps boire avant 18 ans aussi, et on a tous... oui, voilà, quoi. Et qui dit plus de diffusions dit forcément plus d'intérêt pour votre titre / album et donc un regain des ventes - logique, non ?

#4 - Participer à une télé-réalité.
La télé-réalité est à la célébrité ce que le recyclage est à nos déchets: une façon (un peu glauque) de tenter de donner une seconde vie à ce qui a déjà servi. Si ses résultats sont très variables (pouvant ressusciter une carrière tout autant que l'enterrer définitivement), cette solution apporte néanmoins une exposition non négligeable, parmi les plus efficaces. Du côté des malus, on peut noter que toute participation à de tels jeux impose d'en suivre les règles, i.e. faire la vaisselle, nettoyer les toilettes, nourrir les bêtes, créer des conflits et probablement montrer ses fesses sous la douche.

#5 - Jouer l'innovation.
Quand les ventes ne sont pas au diapason, jouer sur le côté avant-gardiste peut (*peut*) porter ses fruits. Ainsi, ces dernières années, bon nombre d'artistes ont tenté, en parallèle de la sortie de leur album, de proposer ce dernier sur des formats plus ou moins novateurs. Par exemple, Avril Lavigne ou encore J-Lo donnaient dans la clé USB / album, format sur lequel bon nombre de prévisionistes chevronnés avaient pariés, en 2007, arguant qu'il signerait peut-être la disparition du format CD une fois pour toutes. 4 ans plus tard, ce n'est pas encore arrivé, mais on ne perd pas espoir - nous, on parie sur un retour du Walkman cassette, tiens.

#6 - Être sponsorisé par une marque.
Dans la société de consommation '11, tout s'achète au gros et à l'emporte-pièce. Choix plausible, donc, que celui de décider de s'associer à une grande marque ou à un grand distributeur (voir notre amie Nadine Coyle, juste au-dessus) pour promouvoir et mieux vendre son album. Car oui, il n'y a pas de moment plus opportun pour susciter l'envie d'acheter que lorsque l'on se promène entre les boites de conserves et les pâtés pour chien, c'est bien connu. Les comportements de consommation évoluent, évoluons donc avec eux ! Et avec un peu de chance, y'aura une promo "2 achetés, 1 offert".

#7 - Filmer ses ébats.
On vous l'avait dit en début d'article: le sexe fait vendre. Mais à époque désespérée, mesures désespérées - si la première solution échoue à revigorer de façon convenable les classements de votre album, alors il faut sauter (sic) le pas et sortir le grand jeu (sic²). La sex-tape est le moyen le plus rapide de faire parler de soi, avec en valeur ajoutée la possibilité de devenir un sex-symbol (si tant est qu'on a le physique de l'emploi, ceci dit). Au diable votre modestie, sortez l'artillerie lourde et dégainez en live. Choisissez de préférence un ou une partenaire plutôt inconnu(e), de façon à ce qu'il ne vous vole pas la vedette (qui se souvient ainsi de Ray-J dans la sex-tape de Kim Kardashian ?).

#8 - Créer un scandale.
Il n'y a pas de mauvaise publicité, dit-on. C'est le moment de le vérifier. Créer un scandale, c'est consciemment réagir à l'extrême (ou faire réagir à l'extrême) de façon à provoquer un intérêt quelconque. Parce que, même être la risée du pays, ça peut avoir - sur le long terme - des effets positifs sur votre carrière. Regardez notre Britney, par exemple : il n'est pas si loin, le temps où elle partait à la chasse, armée de son parapluie vert. Le scandale normalise la pop-star : il la rend fragile, accessible, humaine donc. Et la rapproche parfois donc d'un public qui la voyait trop distante.

#9 - Accorder une interview "révélation".
L'interview "révélation" est un grand classique des médias américains - et notamment du magazine People. Le fait est que, même si vous n'avez rien à dire, ou si ce que vous comptez dire est déjà l'évidence même (wouhou, qui se doutait pour Ricky Martin ?), eh bien dîtes-le quand même. Ca sera toujours quelques point bonus de sympathie / pitié en plus. A noter que le coming-out est bien entendu numero uno sur la liste des révélations choc, et que bon nombre de chanteurs, à la carrière déjà bien enterrée, ont brillamment réussi cette épreuve, pour en ressortir plus populaires que jamais (...).

#10 - Acheter ses propres albums.
C'est un peu la solution de la dernière chance. Si rien ne marche, mais vraiment, *vraiment*, rien de rien, il ne vous reste plus qu'à débloquer votre compte aux Îles Caïman et à dévaliser le Shopi du coin. Sur la forme, c'est assez triste, et mieux vaut s'y prendre incognito; sur le fond, vous engrangerez des milliers de ventes en un temps record. Tant pis si vous êtes plus ou moins ruiné : votre réputation sera sauve. Et qu'est-ce qu'une carrière sans réputation ? (pas grand chose, on le sait) Avec un peu de chance, vous créerez peut-être même un mouvement de foule (autrement appelé "syndrome du suiveur") qui vous profitera.

Pour conclure, si vous êtes un artiste qui vient de subir son premier revers de fortune, ne désespérez pas, il vous reste encore quelques solutions de "sauvetage". En revanche, si vous les avez déjà toutes tentées, sans succès (c'est à dire qu'on ne vous propose même pas de participer à une télé-réalité, ou qu'on refuse votre interview, ou que personne ne vous prend en photo lorsque vous tentez de vous suicider avec une clé à molette), alors là l'heure est grave, et on pense très fort à vous. Il serait bon de commencer à penser à une reconversion et d'appeler Pôle Emploi, juste au cas où. Il y a des stages pas mal pour apprendre l'ébenisterie dans le Jura, si jamais. Nous, on vous souhaite bon courage et on vous dit à bientôt, sûrement au rayon Luminaires de Leroy Merlin. Et puis, sous les flashs des paparazzi ou sous les lampes éco du magasin, au moins vous resterez (un peu) dans la lumière (*insérer rire forcé*).

3 commentaires:

malloboy a dit…

en voila un exelent article , drôle parfait et reflet exact des peoples

Gast a dit…

Ou alors tu te fais appeler "Adele", tu loues une robe noire et un piano pour l'année et tu vends tes disques comme des petits pains !

Anonyme a dit…

dites est ce que vous connaissez le groupe monalisa? un groupe de marseille qui dechire en ce moment.


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